Papill'ons a germé dans la tête de Justine il y a un an déjà. Une association entre un maraîcher bio local et les étudiants de la fac de sciences de Montpellier, un p'tit pas pour vivre mieux, chacun, et ensemble...
Papill'ons c'est donc une -presque- AMAP (Assocciation pour le Maintien d'une Agiculture Paysanne). Presque... parce que l'association ne sera déclarée en préfecture qu'en janvier 2008.
En cette fin d'année 2007, beaucoup d'énergie dépensée, quelques 180 paniers de légumes bio distribués aux étudiant(e)s qui souhaitaient participer à l'aventure pendant 2 mois. Quelques moments d'incertitude, 'tits coups de stress de "ça vaaa paaas cette organisation de meeeerde!" -qui a dit ça?... ;) - mais aussi une rassurante satisfaction d'avoir réussi la première étape, et surtout, surtout, une équipe unie, joliement composée : un président chaleureux et diplomate, un secrétaire adoré de toutes, une trésorière qui sait tout faire, une vice présidente débordante d'idées, et un maraîcher à l'image de Pierre Rabhi! :)
Toute première distribution, 12 novembre :
Les légumes envahissent l'Amphi 05.06, ils questionnent, interpèlent, rassemblent...
Visite des jardins de notre maraîcher, 15 décembre :
Avec la neige...
Geoffroy, notre maraîcher adoré, tout au bout.
Notre bénévole préféré :) P'tit Ju, grand soleil.
Elle est arrivée à midi... toute blanche et toute froide! :)
Concours de soupes, 17 décembre :
Papill'ons, pour la culture du goût! :p
La star de la soirée : la plaque électrique d'Ariane... ;)
Les résultats du vote...
3ème prix, Nelly avec sa "soupe du soleil"
2ème prix, Ameline avec sa soupe "hum c'est bon"! :)
1er prix, ma "soupe marocaine" du feu de dieu! :)
" AMAP - Aux paniers, citoyens !
Dans un coin de mémoire oubliée, l’enfant en nous qui n’a pas complètement disparu malgré les aléas et l’éponge du temps, se souvient du cabas dont la main maternelle s’emparait pour aller aux courses, l’autre tendue vers soi dans une offrande machinale mais rassurante sur la route des commissions. Nous allions de marchande de quatre saisons - la charrette bariolée, du vert des blettes au rose des radis - en boutique opulente du tripier, où la tête de veau figeait sa langue pendante vers nous comme un dernier mépris. Loin des super, hyper, à l’éclairage calculé, nous allions simplement soleil aidant, au marché.
Devant les présentoirs des camps de consommation à l’espace mesuré, nous sommes aussi conditionnés que les produits entassés devant nous. Devenus machines vivantes à dépenser, à absorber de la bouffe, le trop plein de nos mâchoires et le vide de nos bourses ont ranimé notre raison. Dans ce monde du bonheur empaqueté, de communes lucidités ont émergé.
Paysans en disparition, consommateurs en désarroi, l’évidence du rapprochement pour défendre les uns et rassurer les autres a trouvé son point de convergence et généré les Associations pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne (amap). Un contrat garantissant qualité des productions fermières contre juste rémunération du travail agricole va lier les acteurs dans un souci de solidarité active. Chaque semaine, les membres du réseau recevront ce que le rythme des saisons et le savoir-faire paysan ont permis de récolter. Le « panier amapien » va devenir cette emplette de nature près de chez soi, pied de nez à l’agrobusiness et à sa mondialisation dévastatrice.
Modeste mais déterminé, le mouvement évolue avec prudence pour nous aider à retrouver ce goût de l’authentique à la saveur tendre de nostalgie. Aux paniers, citoyens ! "
Michel Curade, paysan dans l’Aude
http://www.actionconsommation.org/publication/spip.php?article778
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